Un constat sur la crise du logement à Nantes

Nantes ne s’est pas échappée de la crise du logement. Les associations actives dans l’agglomération, ainsi que la ville, sont au cœur du phénomène et tentent de lutter pour le logement pour tous, avec des résultats mitigés.

Le mal logement est un problème à plusieurs degrés. De l’insalubrité aux logements surpeuplés, jusqu’au manque total d’habitation, la crise du logement est complexe et perpétuelle. La métropole Nantaise n’est pas dispensée du problème de logement – surtout dans cette ère des migrations sans précédent et de pression économique qui rend la classe moyenne de plus en plus précaire – mais le gouvernement et les associations indépendantes sont en plein combat contre la crise.

CrisedelogementNantes

À Doulon, la ville intervient
Le 22 novembre dernier, la ville de Nantes a évacué le squat de Vieux-Doulon avec la promesse de trouver un logement pour chacun des 76 personnes vivant sur place et de réaménager les lieux afin d’établir un centre d’accueil pour les individus en précarité.

La ville assure que des « solutions d’hébergement » seront trouvées pour chaque personne habitant le squat. Pour l’instant, ces hommes se trouvent hébergés temporairement dans des logements proposés par le Diocèse, la ville, et la Préfecture de Loire-Atlantique.

Le site de Vieux-Doulon, un presbytère situé à l’est de Nantes, appartient à la Ville de Nantes mais est en location à la paroisse. Depuis plus que deux ans, le site était habité par des hommes en précarité, dont le plupart sont des demandeurs d’asile (ou déboutés du droit d’asile) d’origine africaine.

Les pouvoirs publics, les représentants des migrants, la paroisse, et les associations présentes sur le site (notamment Le Secours Catholique) étaient en négociations depuis le mois de mars dans le but de finaliser un plan d’évacuation.

Pour la part de la paroisse, ces hommes méritent des places sures et stables. En mai, le curé Daniel Orieux s’est exprimé sur la page Facebook de la paroisse, en clarifiant son « désaccord avec la manière dont élus et représentants de l’État se désengagent des responsabilités humanitaires qui sont les leurs ».

Du point de vue de la ville, la situation du squat et les problèmes de sécurité et d’hygiène à cet égard ne pouvaient plus durer. Pour trouver le meilleur compromis possible pour l’évacuation, la ville promet une rénovation du presbytère avant de le laisser aux associations. Le travail exige une subvention de 350 000 € qui sera voté prochainement au conseil d’administration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).

Après avoir trouvé des solutions favorables à toutes les parties concernées, les groupes se sont mis d’accord et Vieux-Doulon était évacué dans le calme, avec les pistes temporaires pour les hommes et des promesses de rénover le bâtiment dans l’espoir d’aider les plus démunis dans l’avenir.

Cependant, pour les déboutés du droit d’asile, la préfecture constate qu’éventuellement ces hommes quitteront le territoire français. D’ici là, c’est le Secours Catholique qui les prend en charge.

Les associations sur le terrain
Le squat de Doulon n’est qu’un seul exemple des problèmes actuels dans la région nantaise en ce qui concerne le logement. Selon Ouest-France, en fin novembre dernier il restait entre 200 et 300 réfugiés qui vivent dans la rue ou dans des campements à Nantes et dans ses environs. Ce chiffre ne compte ni les sans abri non migrant, ni les personnes dans d’autres situations précaires, par exemple ceux qui vivent dans un logement insalubre, ceux qui risque d’être expulsés de leur habitation, et ceux qui sont hébergés temporairement.

Pour combattre ces problèmes et d’aider les sans-abri et les mal logés, il y a actuellement plusieurs associations actives dans la métropole. Le Secours Catholique était active sur le site de Vieux-Doulon et continue l’accompagnement d’une partie des hommes ayant vécu le squat. À part cette association, Médecins du Monde agit aussi pour aider les mal logés dans le Pays de la Loire. En plus de leur centre d’accueil, leur foyer d’hébergement et Funambus, une action au soutien de ceux qui se prostituent, l’association a dédié 16 bénévoles à la médiation des bidonvilles dans le Pays de la Loire.

Une Famille Un Toit 44 lutte aussi contre le mal logement dans le département de la Loire Atlantique. Une de leurs actions principales est un service d’intervention dans les taudis, où l’association fait un bilan sur l’état du logement, accompagne la famille qui y habite, et la dirige vers les entreprises spécialisées dans la rénovation des logements insalubres.

Propriétaire de sept appartements diffus dans la métropole, Toit à Moi est une association qui accompagne et héberge – contre « une participation symbolique » – les personnes sans-abri. Dans le but de diriger les locataires vers des solutions plus permanentes, l’association prévoit une période de location de deux ou trois ans en moyenne.

Les plus démunis en attente permanente
Malgré les activités locales des associations et le travail continu des pouvoirs publics, il reste beaucoup de choses à faire face à la crise de logement.

Selon DIRECCTE du Pays de la Loire, le taux de chômage à Nantes n’a diminué que par 0,7% entre 2015 et 2016. En même temps, le nombre de demandeurs de HLM ne cesse pas d’augmenter. Ces chiffres clés révèlent une classe moyenne de plus en plus serrée. Ils font preuve du fait qu’à Nantes le problème de logement persiste.

Entre-temps, il y a des citoyennes qui souffrent, qui risquent de perdre leurs habitations ou qui sont déjà dans une situation de précarité. Le gouvernement et les associations essaient de combler la lacune du logement abordable, et ces personnes attendent patiemment une aide afin de vivre décemment.

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